Quelles perspectives pour le marché du travail en 2050 ?

16 Fev 2022

Le marché du travail en 2050 vous paraît loin ? La plupart des experts s’accordent à dire qu’il sera très différent de ce que le marché de l’emploi est aujourd’hui. Serons-nous pour autant entourés de drones, de robots et de clones qui nous priveront de nos emplois ? Il est difficile de prédire l’avenir avec certitude, car de nombreux événements imprévisibles peuvent rebattre les cartes à tout moment : l’épidémie de Covid-19 l’a récemment montré. Certaines tendances fortes paraissent cependant se dégager : mieux vaut en tenir compte… et s’y préparer !

Le marché du travail en 2050, tour d’horizon

Il ne fait aucun doute que notre façon de travailler dans trente ans sera bien différente de ce que nous connaissons aujourd’hui. Qui aurait pu prévoir en 1990 l’essor des téléphones portables, du Wi-Fi, du Cloud ou des réseaux sociaux ?

Le monde du travail en 2050 sera certainement dominé par la technologie, l’intelligence artificielle et les assistants intelligents, tandis que la réalité augmentée ne cessera de gagner du terrain. Nous serons toujours plus connectés et nous manipulerons de grandes quantités de données. 

Les travailleurs du futur devront faire preuve d’une grande capacité d’adaptation et la formation continue jouera un rôle clé pour développer en permanence de nouvelles compétences. Il est probable que de nombreux emplois peu qualifiés disparaitront, par exemple dans l’administration : ils seront automatisés pour être traités plus rapidement, avec plus d’efficacité. Comme le dit Yuval Noah Harari, l’auteur du best-seller Sapiens : « Le problème ne sera pas de créer de nouveaux métiers, le problème sera de créer des métiers que les humains sauront mieux exécuter que les algorithmes ». 

Les caractéristiques des marché du travail en 2050

Le télétravail, qui n’a cessé de se développer durant le confinement, continuera à se démocratiser. Les salariés y sont en majorité favorables car ils y gagnent en qualité de vie (moins de temps perdu dans les transports, meilleure autonomie…). Pour l’entreprise, le télétravail est aussi l’opportunité de diminuer ses coûts de fonctionnement, de réduire l’absentéisme et d’améliorer sa productivité avec des collaborateurs plus heureux et plus engagés.

L’hybridation du travail (entre présentiel et distanciel) conduira les entreprises à rassembler les équipes de manière plus immersive. La réalité virtuelle révolutionnera les pratiques de la visioconférence, en permettant aux collaborateurs munis de casques de se réunir dans un espace virtuel pour se connecter à distance de n’importe où.

Travailler à domicile deviendra-t-il la norme ? Pas forcément, car le lien physique avec l’entreprise reste primordial pour beaucoup de salariés. C’est pourquoi la vie au bureau est aussi amenée à connaitre de nombreux bouleversements. Certaines entreprises permettent déjà, depuis une application mobile, de trouver une place de parking et un espace de travail disponible. Une fois dans le bâtiment, le salarié peut ensuite régler la température et la lumière de façon personnalisée, suivre sa consommation d’énergie et même commander un café qui sera prêt à son arrivée !

Les experts prévoient que le rythme du changement s’accélérera à mesure que la prochaine génération de « digital natives » entrera sur le marché du travail. D’ici 2050, de nouvelles technologies apparaitront : vitres intelligentes qui s’adaptent à la météo et peuvent s’obscurcir, réunions vidéo avec traduction en temps réel… Les espaces de travail seront aussi plus ouverts et plus accueillants, avec des espaces détente plus confortables et des surfaces de travail plus modulables.

Le plus pessimiste des scénarios prévoit que le développement des nouvelles technologies entraînera chômage et crise économique. Mais il n’est pas interdit d’espérer que les machines se rangeront de notre côté, nous débarrassant des tâches les plus fastidieuses. Moins travailler et vivre mieux : et si l’avenir du travail s’annonçait radieux pour le travail en 2050 ?

A propos de l'auteur

Responsable marketing de Qwincy. Formation : Toulouse Business School - Master 2 "Marketing, Management & Communication" Akademia Leona Kozminskiego (Kozminski University - Pologne) : Finance - Customer Management - Economy